Bayan de shaikh Rabi’

Publié le par Abu Abdellah

 

 

 

Nous mettons en ligne, pour ceux qui ne l’ont pas encore entendu, le bayan de Rabi’ As-Sunna. Vous trouverez dans ces cassettes la position que doivent adopter tous les salafis. Nous ne pouvons pas traduire toute les cassettes, mais nous proposons un (très) court résumé de ce qu’a voulu le shaikh. Désolé pour la qualité des cassettes, mais c’était encore pire sur l’original, nous avons retravaillé le son afin que ce soit audible et compréhensible.

 


 


  1A  http://salafs.com/sons/bayan_1a.mp3

  1B  http://salafs.com/sons/bayan_1b.mp3

  2A http://salafs.com/sons/bayan_2a.mp3

  2B http://salafs.com/sons/bayan_2b.mp3

 


 


Contexte : cette assise de shaikh Rabi’ date d’il y a à peu près un mois, il a réuni autour de lui deux « groupes » : d’un côté ceux qui ont soutenu à l’excès shaikh Falih, ce qui a conduit certains à insulter des savants  comme shaikh Rabi’, shaikh ‘Abdel Muhsin, mais aussi des prêcheurs comme shaikh ‘Abdel Malik et les masha’ikh de Jordanie. De l’autre côté : ceux qui ont soutenu ces prêcheurs dans leurs erreurs, ce qui en a aussi conduit certains à insulter shaikh Rabi’, shaikh Falih et ne pas se ranger derrière l’avis des savants après les erreurs de ces prêcheurs. Voilà pour le contexte. L’assise se déroule à Médine, mais wallahi cela aurait été pareil à Alger, Marrakech, Paris, Lyon, Marseille, Londres, Toronto… wallahul musta’an

 


 


Shaikh Rabi’ débute cette assise en rappelant l’importance de l’intention, de la sincérité envers Allah, car shaytan fait tout pour détourner cette intention pure au départ. Il insiste aussi sur l’importance de l’union entre les musulmans, tous doivent être unis sur une même parole, unis sur la sunna du prophète et des califes bien guidés. Pour chaque problème, on ne revient pas vers untel ou untel, mais on revient vers le Livre d’Allah et la Sunna.

 


 


Le shaikh souligne qu’il est malheureux de voir qu’il y a beaucoup de divergences entre ceux qui se disent salafis, et ça c’est quelque chose qui n’existait pas avant. Les gens du pays (l’Arabie) étaient tous unis sur une même parole, ils étaient tous frères. Plus encore, les gens venaient du monde entier : d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et c’était comme s‘ils appartenaient tous à une seule et même famille, ils n’y avait pas de divergence entre eux. Et c’est ainsi que la salafya s’est répandue dans le monde.

 


 


La voie de la salafya est la voie du milieu : elle n’est ni du tamyi’ (le shaikh expliquera plus tard ce qu’est le tamyi’) ni de la dureté. A notre époque, il y a un groupe dur qui a divisé la salafya, ils considèrent les salafis qui étaient connus pour leur science, leur attachement à la sunna comme des mumayi’un, alors qu’au contraire ce sont eux qui sont (trop) durs. Ce groupe a été dur avec les savants et ils se sont éloignés d’eux, et cela est contre la da’wa salafya.

 


 


Le shaikh rappelle ensuite qu’il y a des cycles : une fois c’est un groupe de mumayi’un qui vient (il cite ‘Abdurahman ‘Abdul Khaliq), puis ce groupe s’en va et laisse place a des mutashadidun (des gens durs). Ce groupe considère tous ceux qui ne sont pas aussi durs qu’eux comme des mumayi’un. Et le shaikh met en garde contre cela, il enjoint les frères à revenir vers cette unité sur la sunna et à ce que les frères ne reviennent pas dans leurs pays respectifs divisés mais au contraire unis !

 


 


Les vrais mumayi’un sont les ikhwan et les qutbyun : ils sont durs avec les gouverneurs et les savants et ils se mélangent avec tous les gens de l’innovation, c’est cela le tamyi’ !

 


 


Le shaikh met sévèrement en garde les frères contre le fait de juger quelqu’un avant d’avoir bien étudier la situation, car notre but est de faire entrer les gens dans la religion de la vérité, qu’ils soient mécréants ou innovateurs. Il ne faut pas se précipiter pour juger quelqu’un, il faut patienter, il faut étudier. La douceur et la sagesse ne se trouvent dans une chose sans l’embellir. Il faut donner une bonne image du manhaj salafi ! La dureté fait fuir les gens et elle a même fait fuir des salafis.

 


 


Voilà (très résumée) l’introduction qu’a fait le shaikh, ensuite les frères présents se sont dénoncés les uns les autres devant le shaikh : « untel a dit ça sur vous », « celui qui est devant vous, vous critiquez… », et le shaikh leur a dit qu’il pardonnait à tous ceux qui parlaient sur lui. Ensuite le shaikh a expliqué le cas de nombreuses personnes : Abul Hassan, shaikh Falih, les masha’ikh de Jordanie, shaikh ‘Abdel Malik.

 


 


Pour shaikh Falih, shaikh Rabi’ a rappelé qu’il a patienté des années, qu’il n’a cessé de le conseiller, de s’asseoir avec lui de lui téléphoner, comme l’ont fait shaikh ‘Ubayd, shaikh Muhammad Al-Madkhali, mais il n’est pas revenu sur ces erreurs. Et ses erreurs sont dans les fondements (usul), donc est-ce qu’il est permis à quelqu’un de sincère envers Allah de le suivre dans ces erreurs ? Non ! Mais on espère qu’il va revenir sur ces erreurs.

 


 


Shaikh Rabi’ a parlé de Abul Hassan, pour souligner les erreurs qu’on commis les masha’ikh de Jordanie et shaikh ‘Abdel Malik. Il a rappelé, par exemple, que shaikh Salim Al-Hilali a un très bon livre sur ce qu’on appelle le khabar ahad (par exemple un hadith qui nous parvient d’une seule chaîne de transmission), il montre qu’il faut l’accepter et le mettre en pratique. Mais lorsque la fitna d’Abul hassan est venue c’est comme s’ils avaient oublié tout cela (en le soutenant), car Abul Hassan refuse la mise en application du khabar ahad. Il y a donc une contradiction, mais le shaikh dit qu’il patiente et que malgré le fait qu’ils parlent sur lui, lui n’a jamais parlé sur eux, et il espère qu’ils reviennent. De même pour shaikh ‘Abdel Malik qui a fauté sur cette question en ne se rangeant pas derrière les savants. Mais le shaikh précise bien qu’ils sont salafis et que l’on espère qu’ils reviendront de ces erreurs.

 


 


Voilà en résumé, pour les francophones, ce qu’a voulu le shaikh, et wallahi il a dit vrai. Où est passée la douceur, où sont les assises de science, l’apprentissage du Qur’an ? Pourquoi la da’wa s’est développée les premières années pour finalement stagner ? Où sont les fruits de ceux qui ont 5 ans 10 ans de salafya ? Qui a appris le Qur’an ? Al-Arba’un An-nawawiya ? Usul Thalatha ? Allahul musta’an ! On ne rencontre que des spécialistes du jarh, des frères et sœurs qui ont écouté une cassette dans laquelle shaikh Rabi’ hausse le ton contre les égarements de Sayid Qutb ou d’autres, et les voilà partis en guerre contre les Qutbyin, les Mumay’in qu’ils voient partout. Subhanallah ! Le frère ou la sœur qui a des ambiguïtés des ikhwan n’est pas Sayid Qutb, et toi tu n’es pas shaikh Rabi’ !  Celui qui côtoie les savants ne voit que science, miséricorde, douceur, alors pourquoi ne suivons-nous pas leur exemple ? Pourquoi les savants patientent des années sur les erreurs des têtes de l’innovation et que nous nous éloignons de nos frères et sœurs qui peuvent commettre des erreurs ? 


 


Pour terminer, nous conseillons aux frères, où qu’ils soient de s’asseoir ensemble, d’écouter cette cassette et de se séparer comme l’a voulu le shaikh : en se serrant la main, en se pardonnant ce qui a pu être dit ou fait.

 


 


Wallahu ‘alam. Et que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad

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